Treize Juillet, sur une route bien connue


28 ans plus tard

C'est ce 11 juillet que 'papi' michel se porte acquereur à son tour d'un voilier, un joli Feeling 326 de 1987.
Depuis 1980 il n'avait plus été propriétaire d'un bateau, d'un vrai j'entend, avec mat et voiles. Les choses ont bien évoluées depuis le mousquetaire de mon enfance à Ajaccio.
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le Guerlu' et Treize Juillet, 28 ans d'ecart, bateaux et zones de navigations ont changés, l'équipage un peu aussi !

Aprés avoir conclu l'affaire au port du Crouesty, ou j'aurais le plaisir de rencontrer (malheureusement un peu trop brievement) eric de Heo et sa superbe Aurore, mon capitaine de pére décide que nous prendrons la mer le lendemain 12 juillet.

Même route, conditions méteo trés differentes

Nous savions depuis hier que le vent ne nous serait pas favorable cette fois-ci.
Ce convoyage, du Crouesty à concarneau ou un ber à proximité de Moluva attend Treize Juillet, se fera essentiellement au prés.
Cela-dit les vents de 15 à 20 noeuds de Sud-Ouest annoncés par Meteo France devrais nous permetre d'avancer convenablement.
C'est à 9hOO ce 12 juillet que nous quittons le Crouesty. La mer est belles et les conditions bien qu'humide du fait de grains eparses nous permetent de progresser à une vitesse moyenne de 5 nds dans le chenal fort bien balisé de la Teignouse.
Je m'amuse à comparer la route que nous empruntons avec celle que nous avions effectués avec Moluva trois mois plus tôt sur mon GPS traceur.
Alors que la presqu'ile de Quiberon disparait dans notre sillage, les conditions forcissent crescendo.
Je suis un peu inquiet car la seule bosse de ris que nous avions mis en place par exces de confiance au Crouesty commence à être insuffisente, il faudrait prendre un deuxieme ris.
Le bateau se vautre dans les rafales qui atteignent maintenant 7 beaufort.
Toujours au prés et filant a plus de 6nds nous passons rapidement un voilier d'une dizaine de metres qui faisait route de concert avec nous depuis Quiberon, eux sont maintenant sous deux ris, genois enroullé et au moteur.
          le Feeling 326 est un bon bateau, au prés dans de fraiches rafales, sur-toilé nous ne nous sentirons jamais en danger.

je les regardes faire des embardés dans une mer qui grossit de plus en plus.
Aprés avoir pris un deuxiéme tiers de genois, non sans quelques difficultés avec l'enrouleur récalcitrant et une filliére qui n'a pas trouvée meilleur moment pour se désolidarisée de son ridoir, le bateau redevient à peu moins dur.
Toute fois toujours trop ardent et partant regulierement au loffe sans crier gare, il me faut garder une main sur l'ecoute de gv afin de pouvoir choquer en grand à tout instant.
Ayant été trop occupé pour penser à manger quelque chose le mal de mer commence à poindre .
KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERAPas mecontent tout de même d'être bien à l'abris à Port-Tudy.

Enfin, arrivant du côté abrités de Groix, nous pouvons enfin relacher quelque peu avant de rallier Port-tudy pour une collation mais surtout une nuit de repos bien méritée !
Dans la soirée, je capterais par vhf un message partiel relatif à des recherches suite au chavirage d'un catamaran.
La deuxieme et derniere journée de convoyage se déroulera sans histoire toujours au prés dans un régime d'Ouest mais de 2 à 3 beaufort. Les bosses de ris, cette fois à poste, seront inutilisées
Si je devais tirer une conclusion de ces deux jours de convoyage ça serait celle-ci:
Se méfier de l'aspect d'un bateau, sous son allure rutillant, Treize Juillet n'etait pas pret à prendre la mer. Son gréement mal réglé, l'acheminement de sa drosse d'enrouleur etrange et anguleux, ses bosses de ris si courtes qu'elles ne permetaient pas de hisser la GV, sa ligne de mouillage non fixée au bateau et quelques autres nombreux details ont finis de me convaincre que son ancien proprietaire devait se contenter de quelques promenades estivales dans le Golf du Morbihan.
En aucun cas le vendeur n'est responsable de quoique se soit, nous aurions dû vérifier chacun de ces éléments et sommes particulierement inexcusables sur les bosses de ris non à poste !
Moluva d'un aspect pourtant moins joyeux etait infiniement plus apte à prendre la mer au terme de plusieurs jours de préparation minitieuse, nous aurions dû en faire autant avec Treize Juillet !

Commentaires

1. Le mercredi 11 février 2009, 21:21 par Jorginho

Hello Sylvain ;-)
Bien sympa ton blog.

Alors comme ça, on prend la mer sans vérifier l'état du bateau ?
Je vous comprends très bien ton père et toi, dans ces occasions, nous sommes comme un enfant qui reçoit un nouveau jouet...
On a envie de l'essayer de suite ;-)
Ceci dit, j'aurais appris encore un point important sur la sécurité, vérification des bosses de ris, etc...etc...
La mer ne prévient, et ne pardonne pas.

Ravi que tout se soit bien passé lors du convoyage de 13 Juillet.

@mitiés

Jorge

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